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Vladimir Moulin
Texte de Lydia Harambourg |
Bénézit – Edition 1996
Moulin Vladimir, né en 1921 à Paris, mort en 1995 à Paris. XXe s. Français
Peintre abstrait, puis figuratif. En 1939-40, il travailla dans l’atelier de Conrad Kickert et fut élève de l’ Ecole des Beaux Arts du Havre. Ensuite, à Paris, il fréquenta l’atelier de l’affichiste Paul Colin. En 1947-48, il séjourna au Brésil. De 1949 à 1957, il s’intégra au milieu des artistes de Saint-Germain-des-Prés, et connut, entre autres, Louis Nallard, Maria Manton, Xavier Longobardi, Oscar Gauthier, Alexandre Istrati et Natalia Dumitrescu.
Il a participé à de nombreuses expositions collectives, notamment: depuis 1956, à Paris: Salon des Réalités Nouvelles; en 1966, à Paris: Salon Comparaisons, Grands et Jeunes d’Aujourd’hui; en 1967, à Genève, au musée de l’Athénée, avec Oscar Gauthier et Xavier Longobardi, etc. Il a montré des ensembles de ses œuvres dans des expositions personnelles à Paris: en 1952, Galerie Weiller; en 1960, Galerie du Haut Pavé; en 1965, 1968, 1971, Galerie 9; en 1976, Galerie Jacques Massol.
Dans ses débuts, il fut influencé par le surréalisme, surtout par Max Ernst, et par l’expressionnisme allemand de la « Brücke ». Dès sa première exposition en 1952, il avait abordé l’abstraction, qu’il poursuivit jusqu’en 1970, avec, comme l’écrivait Geneviève Bréerette: « une peinture claire éthérée, informelle, toute de transparences et de modulations délicates ». Voulant ignorer l’artificielle dichotomie figuration-abstraction, à partir de 1970, il est revenu avec naturel et simplicité, à la figure humaine: des femmes et des enfants dans leur intérieur quotidien, tout en préservant le même climat d’intimité, poétique et rêveur.
Jacques Busse |